Ah, nom de Dieu ! Pourquoi on ne passe jamais inaperçue dans un nouveau lycée ? Je n'avais pas eu le temps de régler mon réveil hier soir, donc je me suis levée en retard, et j'ai bien faillit manquer le bus. À l'heure du déjeuner, j'ai du manger dans les toilettes car je ne savais pas où aller. C'est alors que j'étais bien tranquille, en train de manger dans ma cabine, qu'une bande de trois filles entrèrent dans la salle de bain et discutaient.
- Vous avez vu la nouvelle ?
- Ouais. Elle est tellement laide !
- Je me demande bien ce que les autres peuvent lui trouver de « canon ».
- T'as raison, je trouve qu'on est bien mieux qu'elle !
Quoi ? qu'est-ce qu'elles racontent là ? Je ne suis pas du tout canon ! J'ai des cheveux bruns jusqu'au milieu du dos, et je n'ai pratiquement pas de poitrine. Je suis la fille la plus banale sur Terre, quoi.
- Eh bien, tant qu'elle ne nous pique pas le Poynter ou le Jones, ça me va.
- Ni le Judd. Il ne mérite pas cette fille superficielle !
- Il ne mérite pas mieux que toi, ma chérie.
Je rangeai mes affaire silencieusement, partis la chasse d'eau afin de faire plus subtile, et je sortis de ma cabine. Les trois blondasses me regardaient, gênées. Je les observais de la tête au pied et je brisa le silence qui devenait trop lourd :
- On ne vous a jamais appris les bonnes manières ? Le minimum serait d'avoir un peu de respect et d'apprendre à connaître les gens avant de les critiquer, ou dans votre cas, de les insulter. Comment pouvez-vous dire de telles choses sur une personne qui ne vous a jamais adressé la parole jusqu'à maintenant ? Hm ?
Elles étaient bouche-bées. Je profitai de cet instant pour me diriger vers la sortie puis lança un bref au revoir. Quand je sortis des toilettes, je fonçai droit dans un beau gosse. Je manquai d'équilibre étant donné que je ne m'y attendais guère, et me retrouva par terre. Je senti tous les regards tournés vers moi, certains chuchotaient, d'autre me pointaient du doigt. Le garçon dans qui j'avais foncé m'aida à me relever, se tourna vers les spectateurs qui observaient cette scène et il leur dit :
- C'est beau, y a rien à voir, circulez !
Les gens firent comme si de rien n'était et il se retourna vers moi :
- Je suis désolé, je suis vraiment très maladroit.
- Non non, ça va. C'est moi qui devrait faire plus attention, je ne regardais pas où je m'en allais.
Il me regarda. Je me senti rougir, je crois même que je tremblais un peu.
- Alors, comme ça t'es nouvelle ici, hein ?
- Heu... oui.
- Tu viens d'où ?
- Du Canada... Mes parents se sont séparés il y a quelque temps.
- Ah bon ? je suis désolé. Oh ! moi c'est Dougie. Dougie Poynter.
Oh non. Poynter ? Le Poynter dont les filles parlaient ?
- ... et toi ? me demanda-t-il.
- Jessy... enfin, mon nom c'est Jessika, mais le monde m'appelle Jessy...
Oh la la. Je crains.
- Jessika ? C'est très joli, je trouve.
- Hmm... merci.
Nous discutions de tout et de rien en nous dirigeant vers je ne sais trop où. Il m'emmena à l'extérieur, dans la cours d'école. Il n'est pas extrêmement bavard, ce qui cause des moments de malaise car moi non plus... Faut dire que je suis pas mal timide. Mais deux autres gars vinrent nous joindre. L'un d'eux, le plus petit, lança à Dougie une canette de Pepsi.
Danny ( à Dougie ) – t'es en train de cruiser la nouvelle ? Bon sang ! Tu... AÏE ! Harry, qu'est-ce qui te prends de me frapper ainsi ?
Harry – eh bien, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, elle se trouve juste là.
Danny – Oui, je ne suis pas aveugle !
Harry – Pardonne-le, il est stupide parfois.
Dougie – Parfois ?
Harry – Non... Souvent ! HAHAHA !
Ils éclatèrent de rire. Sauf Danny et moi, évidemment. J'appréciais leur présence, mais je suis encore toute nouvelle, et même si je m'incruste bien dans leur gang, je ne me sens pas tout à fait à l'aise. Donc je décida de partir.
Jessika – Excusez-moi, je dois partir...
Dougie – C'est à cause d'eux ? Si tu veux, je peux les frapper et courir le risque de recevoir un coup dans la gueule pour toi !
Jessika – Non non ! ça va, je dois juste filer à mon casier prendre quelques trucs.
Danny – Dommage... on aurait pu discuter !
Harry ( soupir ) – Dans ce cas, au revoir.
Dougie – On pourra se revoir, dit ?
Jessika – Uhh... peut-être.
Je filai à mon casier, puis soudainement, alors que je ne m'y attendais le moins, un troupeau de filles vint me voir.
- Oh mon dieu ! tu leur a parler ?
- De quoi ils ont parlé ?
- Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?
- Ils t'ont parlé de moi ?
- Et de moi ???
Merde, je fais quoi là, moi ?
Jessika – Uhh... De qui vous parlez ?
Elles – De Dougie, Danny et Harry bien sûr ! et Tom ? il était là ?
Jessika – Hum...
La cloche sonna... ouf ! Sauvée par le gong. La journée passa très vite, tout le monde me questionna. C'était un peu angoissant. Puis à la fin des cours, je me dirigeai vers mon casier. Apparemment, quelqu'un m'y attendait. Oh mon Dieu. C'était Dougie ! Mais qu'est-ce qu'il fou là, lui ? Lorsqu'il m'aperçut, il se dirigea vers moi en souriant.
Dougie – Salut !
Jessika – Salut. Qu'est-ce que tu faisais, à mon casier ?
Dougie – Je t'attendais. Je voulais savoir si tu as besoin d'un lift, car mes potes et moi aimerions que tu viennes. En plus y aura probablement Tom et Britney, sa copine.
Jessika – Hum, je ne sais pas si mon père vient me chercher ou pas... je verrai bien rendu dans la cours !
En sortant dehors, il y avait tout un nuage de personnes. Dougie et moi avons échangé un regard interrogateur, puis il demanda à quelqu'un se qui se passait.
Dougie - Mec, qu'est-ce qu'il se passe ?
X - Joel Keegan est ici ! en Angleterre ! J'arrive pas à y croire !
Jessika - Oh seigneur... c'est pas vrai.
Dougie – Quoi ?
Moi – C'est lui... mon père.
X – Hey tout le monde ! Regardez ça ! C'est elle la fille de Joel Keegan !
Tout ceux qui étaient présent se tourna vers moi. Je suis devenue rouge comme une tomate. Mon père m'aperçut et me lança, malgré tous les cris de la foule, d'aller le rejoindre. Des personnes sortirent leur appareil numérique pour prendre des photos. Je m' avança vers lui, suivi de près par Dougie qui semblait... Hypnotisé.
Dougie – Bonjour monsieur, je m'appelle Dougie, et je...
Papa – enchanté, il lui serra la main et monta dans la voiture.
Jessika – P'pa, t'aurais pu le laisser terminer sa phrase, non !?
Dougie – Non, c'est pas grave. Allez, on se voit demain. Bonne soirée.
Je monta dans la voiture puis on s'en alla à la maison, où m'attendait sagement Kyo, sur la pelouse.
et puis ? c'est pas trop nul ? <3